Devant le comité fédéral de l’UNPI

La FNAPRT a été invitée à plancher devant le comité fédéral de l’UNPI (Union nationale de la propriété immobilière) le 20 mai dernier.  Dans son introduction, le président Georges Guérin a tenu à remercier le président Jean Perrin, le vice-président Jacques Devergne de «  nous permettre de présenter aujourd’hui la FNAPRT (Fédération Nationale des Associations de Propriétaires de Résidences de Tourisme)  créée en  janvier  2013.

F2Nous étions alors une poignée d’indignés face aux abus des gestionnaires qui depuis fort longtemps arpentaient les couloirs de Bercy afin d’y  défendre  privilèges et avantages acquis sans  opposition.»

«  Depuis, en un peu plus de deux années d’existence, nous avons réussi à fédérer plus de 80 associations, soit plus de 8000 propriétaires, révoltées par le comportement de ces gestionnaires qui n’ont de cesse d’exploiter nos biens sans même tenir compte du fait que c’est nous qui avons investi dans nos appartements et que ce sont nos baux qui constituent leur fonds de commerce.  »

«  Nous sommes donc liés par des baux commerciaux qui font de nous de véritables otages de sociétés peu scrupuleuses, en position de force avec l’aide de dispositions législatives tout à leur avantage. Il faut dire que le système a été bien organisé et qu’il a même été renforcé par la loi Novelli de 2009. Au départ des biens survendus avec une partie de cette survente reversée au gestionnaire sous forme de fonds de concours destinés au lancement de la résidence. Objectif : verser au propriétaire un loyer surévalué qui va rapidement s’avérer supérieur au prix du marché.  »

«  Au bout d’un certain temps, le gestionnaire, sous couvert de crise économique ou de difficultés de trésorerie se tourne donc vers le propriétaire pour lui demander de baisser son loyer. Il a recours parfois à la mise en sauvegarde judiciaire. Il est déclaré en faillite. Le propriétaire se retrouve dans une situation catastrophique, loin du plan idyllique qu’on lui avait fait miroiter au moment de son achat avec des aides d’état et une acquisition hors TVA. Il doit protéger son investissement, continuer de rembourser son emprunt envers et contre tout, subir parfois les foudres de l’administration fiscale. Bref le
placement sans risques annoncé devient vite un véritable cauchemar.  »

«  C’est pour toutes ces raisons que se sont constituées des associations de propriétaires dont l’objectif est de s’unir face aux abus de toute sorte dont ils sont l’objet. Savez-vous que certains gestionnaires ont proposé des baisses de loyer de l’ordre de 70% après trois ou quatre années d’exercice, que les mêmes ont parfois opéré des transferts de charges, qu’ils n’ont pas respecté, bien évidemment, les augmentations de loyers prévus dans les baux ou qu’ils en ont parfois modifié les règles sans en avoir prévenu leurs bailleurs. Savez-vous encore que l’un des plus reconnus d’entre eux impose une baisse de loyers de 50% au terme d’un premier bail de neuf années assortie d’une rénovation de plus de 15000 euros (deux ans de loyers) comprenant une prestation commerciale de quelques 1500 euros en sa faveur. En bref l’investisseur devient la vache à lait de son locataire qui détient l’arme absolue : l’indemnité d’éviction. Car si le propriétaire veut dénoncer son bail sans motif valable et de son seul fait, il est soumis à cette indemnité fixée par le locataire et équivalente en général à trois années de loyers. Voilà pourquoi nous ne sommes pas restés indifférents face à une situation révoltante que nous dénonçons depuis notre création et que nous combattons de toutes nos forces.  »
Notre secrétaire générale Thien An Hoang a décrit les moyens mis en œuvre pour défendre nos associations et nos membres. Elu de notre bureau, Jean-François Deschamps, lui-même membre de l’UNPI, a expliqué comment nos deux instances peuvent entamer une collaboration que nous souhaitons fructueuse et profitable à nos deux entités.